Heartstopper, tome 3

Chronique littéraire #51

Bonjour! Oui, ce blog (ainsi que son auteure) est toujours vivant! Cela fait plus de 6 mois que je n’ai pas écrit de chronique et d’ailleurs cela fait aussi plus de 6 mois je ne lis plus régulièrement. Je ne sais pas pourquoi, mais j’avais un blocage, impossible de trouver un livre qui me plaisait, les romans entamés s’entassent sur ma table de nuit (j’ai peur que la pile me tombe dessus pendant la nuit) et puis c’est tellement plus facile de se caler devant Netflix et de regarder les épisodes s’enchainer…

MAIS! Je me suis reprise en main (c’est surtout que la lecture me manquait beaucoup trop) et, en rentrant chez mes parents pour les vacances, j’ai attrapé le premier livre qui venait (c’est faux, je l’ai choisi avec grand soin) et je me suis lancée dedans.

Et j’entends déjà Jean-Michel-Rageur au fond de la salle me dire « Oui, mais Heartstopper c’est même pas un roman, tu t’es pas trop foulée dis-donc…! ». Et bien, JMR va te faire voir! Déjà parce que Heartstopper est un ✨roman✨ graphique, et surtout je lis CE QUE JE VEUX et CE QUI ME FAIT PLAISIR (et aussi, personne n’a le droit de critiquer les œuvres d’Alice Oseman)!

Bref! Cessons ce non-sens et débutons la chronique!

Est ce que je dois vraiment préciser que j’ai adoré ce tome 3 autant que j’ai adoré les tomes précédents (chronique du tome 1 ici, chronique du tome 2 nulle part parce que je ne l’ai jamais faite)?

Pour ceux qui ne connaissent pas, un court résumé (même si je vous conseille plutôt de lire la chronique du tome 1) : Charlie et Nick se retrouvent dans la même classe, deviennent amis, et Charlie tombe amoureux de Nick (qu’il croit hétéro). Pire résumé du monde, mais j’avais adoré le fait que l’auteure normalise une amitié garçon-garçon bourrée de petites attentions et de gentillesse. C’est un roman doux, tant dans le dessin que dans l’histoire, avec des personnages hyper attachants.

Ici, nos personnages adorés, Nick et Charlie (ensembles depuis le 2nd tome) partent en voyage scolaire à Paris, la belle capitale française! Evidemment la ville y est très romantisée : nos héros visitent le Louvres, Montmartre, mangent des croissants et arpentent des musées (ici pas de Chatelet ou de métro…) et c’est tant mieux! En ouvrant Heartstopper, le lecteur cherche de la douceur, de l’amour, de la délicatesse : tout ce que l’autrice a à nous offrir.

Les deux garçons vont parler de leur relation à leur entourage, et l’auteure a parfaitement représenté la difficulté que pouvait être le coming-out (merci! ❤) et mit en avant le fait que le coming-out était une action perpétuelle à renouveler quand on le voulait et à qui on le voulait. Dans ma première chronique (j’abuse avec les liens?), je parlais du fait que certains lecteurs n’étaient pas satisfaits car l’auteure ne parlait pas assez des enjeux liés à l’homosexualité. Et bien, sachez que dans le tome 2 et 3, on en parle! Questionnements de Nick sur sa sexualité, difficulté ou facilité du coming out, peur du regard des autres, outing, découverte de soi, tout y passe!

 Are you two coming, or… Oh. You’re being gay. Good job. Carry on.

Les personnages secondaires sont un peu plus mis en avant, on en apprend beaucoup plus sur les amis et la famille du couple, notamment sur Tao, Elle, Tara et Darcy.

Il y a des moments mignons et touchants mais aussi des moments plus difficiles dans lesquels l’autrice aborde délicatement le sujet de la santé mentale. Ce qui laisse présager un tome 4 plus sérieux, centrés sur les problèmes que peuvent rencontrer Nick, et surtout, Charlie.

Ce que j’aime le plus avec Alice Oseman c’est, qu’en plus de produire une œuvre douce et superbe, elle met en avant et offre une large palette de personnages LGBTQ+ et elle le fait bien! Elle n’ajoute pas des personnages non blancs et non cis-het pour faire joli et être inclusif, mais parce que c’est juste comme ça qu’est la société avec des asiatiques, des blancs, des métisses, des trans, des lesbiennes, des… gens, quoi! Sans clichés, les personnages évoluent dans leur identité, et vivent leur vie joliment.

Et pour celles et ceux qui seraient tentés de lire en anglais mais qui ont peur de ne pas avoir le niveau, FONCEZ! C’est très accessible et simple à lire (et surtout, dans ce tome, il y a certaines pages en français! Oui oui, notre belle langue pour vous rassurer !)

En bref, je vous recommande cette série si vous aimez la diversité, les histoires touchantes et la mignonitude!

Dites moi si vous l’avez lu et si vous avez d’autres romans graphiques à me conseiller!

Lucie ❤

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