Call me by your name

Chronique littéraire #46

Bon… Vous commencez à le savoir, je suis du genre à lire 3 siècles après tout le monde, je lis rarement un roman à sa sortie, et il m’arrive d’hésiter des mois voire des années avant de commencer un livre ou de l’acheter. Bref je suis une bloggeuse littéraire en carton ou du moins avec un train (voire 3 ou 4) de retard!

C’est pour cette raison que j’ai lu (et que je vais chroniquer) le fameux et adulé Call me by your name cet été seulement (soit 13 ans après sa première sortie). J’avais évidemment vu le film il y a quelques années, je n’en ai pas beaucoup de souvenirs, ce qui m’a permit de me plonger correctement dans ma lecture.

Tout a, sûrement, déjà été dit sur ce livre. On compte les fans partout dans le monde et je n’arriverai jamais à en parler aussi bien qu’eux et même de façon correcte. Mes idées fusent dans tous les sens, je ne sais pas quoi en dire tellement j’ai été étonnée par ma lecture. Je ne m’attendais vraiment pas à ça.

J’ai beaucoup aimé ce roman et en même temps je ne sais pas trop quoi en penser… Tout est intense. J’ai ADORE le style d’André Aciman! Tout en description, couleurs chaudes et sensualité. Ca sent bon l’été, l’Italie et les pins.

A l’été 1983, Elio a 17 ans et Oliver, un universitaire américain, arrive dans la villa italienne des parents d’Elio où il sera hébergé durant un été. La langueur de l’écriture évoque parfaitement l’ambiance chaude des longues journées d’été. J’ai presque entendu le chant des cigales.

Les personnages sont vraiment tous très cultivés, dans leurs milieux je serai l’idiote de trop… Mais c’est si agréable d’être face à des héros qui en savent plus que la majorité des lecteurs (enfin, j’imagine…)

J’ai trouvé certains passages un peu trop longs: Elio qui adule Oliver durant des dizaines voire une centaine de pages, puis qui regrette d’avoir fait tel ou tel geste pendant d’autres dizaines de pages… Nous sommes dans les pensées et les doutes d’Elio, qui oscillent au rythme de sa relation avec Oliver: amitié, indifférence feinte, amour. Le garçon analyse tout ses sentiments et ce qu’il observe d’Oliver, il remet tout en question, s’en est presque agaçant. Mais il reste un jeune homme délicat et touchant.

Sans que ce soit explicitement prononcé, on sent peser, dans leurs peurs et hontes, la norme sociale : deux hommes amoureux c’est mal vu. La nostalgie et le désir prennent une place plus grande que l’histoire d’amour; d’ailleurs les passages où Elio et Oliver s’aiment sont très courts.

Regarde-moi dans les yeux comme tu le faisais alors, soutiens mon regard, et appelle-moi par ton nom.

Je pense que je vais revoir le film pour m’en donner une idée nouvelle (en plus Timothée Chalamet ♥) et pour comparer avec ce magnifique roman (j’ai d’ailleurs acheté la suite, j’espère qu’elle sera à la hauteur de mes attentes).

Vous l’avez lu ou vu? Si oui, vous avez préféré le film ou le livre?

Je vous embrasse,

Lucie ♥


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