Deux fleurs en hiver

Chronique littéraire #41

Après avoir galéré des heures sur une dissertation de civilisation allemande (j’en était à la partie de l’économie allemande dans les années 50, si vous voulez tout savoir…), je me suis octroyé une pause bien méritée. Non pas pour lire (je sais que vous vous y attendiez) mais pour écrire cette chronique. Ma vie post-confinement-mais-toujours-confinée n’est pas très palpitante… Sinon, ça va vous?

Ceux qui me suivent sur Instagram l’ont peut-être vu, j’en ai un peu parlé en stories, j’ai lu Deux fleurs en hiver de Delphine Pessin. Et je crois que j’avais oublié de le préciser mais c’est un GROS GROS GROS COUP DE COEUR!

Capucine est une ado qui rêve de devenir aide-soignante et qui effectue donc un stage dans une maison de retraite. Là-bas, elle va faire face aux difficultés du métier, faire la rencontre d’une tripotée de petits vieux et d’autres aide-soignant(e)s (dont Romain, qu’elle ne supporte vraiment pas, au début, alors que c’est un nounours ce gars!). Heureusement qu’elle a ses perruques de toutes les couleurs pour l’aider à tenir le coup, car même si c’est le métier dont elle rêve, ce n’est pas tous les jours faciles. On peut reconnaitre facilement l’ado qu’on est ou qu’on a été à travers les pensées et les révoltes de la jeune fille. Et puis comme les fleurs ne fleurissent jamais en solitaire, elle va rencontrer Violette. Une petite grand-mère râleuse qui déteste se retrouver coincée dans cet endroit qu’elle trouve morbide. Mais Capucine la pousse dans ses retranchements et lui redonne sa joie de vivre.

Garder ses douleurs et ses blessures au plus profond de soi-même, n’aide pas à les faire guérir. Les deux héroïnes vont finir par le comprendre en se côtoyant. L’évolution de leur amitié les soulage de leurs secrets et blessures. Malgré les années qui les séparent et leurs deux caractères forts, les deux femmes vont s’apprivoiser, se confier, se comprendre… Il y a énormément de tendresse et d’émotion dans leur amitié.

La peur n’a jamais empêché les choses d’arriver. Ça les rend juste plus difficiles.

C’est un roman rangé dans la catégorie jeunesse, et bien qu’il convienne parfaitement à des ados, j’ai trouvé qu’il pouvait vraiment être apprécié par tout type d’âge. L’écriture tout en finesse, rend l’histoire encore plus touchante.

J’ai bien aimé le fait que l’auteure montre que les jeunes ont envie d’aider les autres (on n’est pas que des glandeurs paresseux….) ainsi que les difficultés du métier d’aide-soignant: le manque d’effectif, le temps limité pour s’occuper des patients, l’épuisement… Mais dans un EPADH, les difficultés vont aussi pour les personnes âgées qui sont privées de leurs repères, se sentent seuls et que le personnel soignant, par manque de temps, oublie d’écouter.

Dans ce roman à deux voix, l’auteure rappelle qu’il est important d’accepter les autres, même s’ils sont différents, et de s’accepter même si l’on se sent différent. J’ai vraiment adoré ce roman si doux et attendrissant.

N’oubliez pas de rendre visite à vos petits vieux, ou au moins appelez les 😉

Merci à NetGalley et aux éditions DidierJeunesse

Lucie ♥


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