Tortues à l’infini

Chronique littéraire #37

Les romans de John Green, j’en ai lu un certain nombre. C’est un des meilleurs auteurs de littérature adolescente, il sait parfaitement se placer dans la tête d’ados américain, mais là, dans son dernier roman j’ai eu l’impression qu’il était allé un peu plus loin.

Un riche homme d’affaires pas très recommandable disparait, Aza Holmes et sa meilleure amie mènent l’enquête pour le retrouver . Elle rencontrent très rapidement son fils, Davis, ami d’enfance d’Aza. Entre pensées continues sur son organisme et ses microbes, questionnenment quant à sa relation avec Davis et recherche du disparu, Aza mène sa vie d’ado surmenée par sa santé mentale.

Le roman ne se focalise par sur l’enquête, mais plutôt sur la maladie mentale d’Aza et sa façon de la gérer avec les gens qui l’entourent: sa mère, sa meilleure amie et Davis, son peut-être futur amoureux. Les maladies mentales sont rarement traitées dans les livres, et ici, John Green ne tombe pas dans les clichés. La maladie est traité comme une bataille entre Aza et ses pensées, une sorte de défi qu’elle doit relever chaque jour même si cela lui semble parfois insurmontable. Mais elle rend la jeune fille focalisée sur elle même.

Le lecteur est constamment plongé dans les pensées d’Aza qui ne pense qu’à éviter tout risque d’infection potentielle. N’ayant que très peu de connaissances scientifiques (et très peu d’intérêt sur le sujet) j’ai eu du mal à me plonger dans tous ses questionnements.

Ce que j’aime profondément dans la science, c’est que même quand on apprend, on n’obtient pas forcément de réponses. Seulement de meilleures questions.

Les personnages sont sincères et peu nombreux. L’amitié entre Daisy et Aza est plutôt réaliste, Daisy comprend les difficultés de sa meilleure amie et la soutient tout en ayant parfois du mal à la supporter. Mais Aza a parfois du mal à réagir comme une adolescente normale, sa relation avec Davis l’illustre parfaitement.

En bref, John Green signe comme à son habitude un très bon roman. Mais point négatif: son personnage principal est insupportablement malade. Heureusement que l’amitié, la romance (un peu seulement…) et la famille ont aussi leur place dans le récit. De plus, chaque mot a de la valeur dans cette histoire, les métaphores sont superbes et poétiques (j’ai adoré celle de la grande roue *-* )

Quel est votre roman de J. Green préféré? Moi c’est Qui es tu Alaska, son premier et meilleur à mes yeux!

Lucie ♥


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