Des bleus au cartable

Chronique littéraire #36

J’avais déjà lu quelques romans de Muriel Zürcher, et je ne m’attendais donc pas à ce que le public visé soit un peu plus jeune que ce à quoi je m’attendais. Je lis un peu de tout, mais je l’avoue j’adore les romans ados/Young-adult. Alors j’ai été un peu déçue que les personnages soient des « petits 6ème ».

Mais bon, c’est un excellent roman, qui ravira les jeunes collégiens et les futures collégiens. Comme à son habitude l’auteure aborde des sujets forts tout en douceur, et sans clichés. Si vous avez lu ma chronique sur Et la lune là haut vous trouverez que je me répète un peu… Mais cette auteure est la bienveillance incarnée.

Elle fait évoluer quelques personnages qui viennent d’entrer au collège. Chacun a ses préoccupations: Zélie rêve de devenir la plus populaire du collège, Ralph joue un personnage pour paraitre cool aux yeux de ses camarades et de son grand frère aux mauvais conseils, et Lana s’occupe de chats pour gagner un peu d’argent de poche et s’offrir un nouveau cartable, le sien étant sujet de méchantes plaisanteries.

Trois enfants parmi tant d’autres…

Le harcèlement, c’est le fil conducteur de l’histoire. Dès la rentrée, Ralph fait de Lana son bouc émissaire. Pourquoi? Il a peur qu’elle révèle aux autres son secret. Mais Lana, sous les moqueries, ne parvient pas à se faire des amis à qui elle pourrait parler de Ralph. Alors pourquoi continuer de la harceler? Avec un public qui rit de ses moqueries, il lui semble plus facile de s’intégrer au groupe, et puis il préfère attaquer plutôt qu’être attaqué.

Zélie de son côté, fait partie du public, elle rit aux  » blagues » de Ralph et évite de croiser Lana qui pourrait l’empêcher de devenir populaire. Elle ne voit pas non plus pourquoi elle ferait quelque chose pour arrêter ce harcèlement, elle « n’est pas concernée » et n’est pas une balance.

Ici les adultes ne jouent pas vraiment un grand rôle. Au collège personne ne voit que la pauvre Lana se fait harceler. Il n’y a que les mamans qui, parfois, sont à l’écoute de leurs filles.

L’auteure montre aussi que ce n’est pas que le physique, le niveau social ou l’attitude qui font que l’on est harcelée, mais plutôt la vulnérabilité que le harceleur peut sentir chez sa « victime ». Et les adultes de cette histoire semblent finalement le comprendre à la fin de l’histoire.

J’ai tellement de rancœur en moi. Je leur en veux, à tous! A Ralph, évidemment, mais aussi aux autres pour avoir rigoler sans rien dire J’en veux aux profs de n’avoir rien vu. Et la personne à qui j’en veux le plus, c’est à moi. Si j’avais été capable de me défendre dès le jour de la rentrée, rien de tous ça ne serait arrivé.

Le thème du harcèlement est présenté par les différents points de vue de enfants, sans jugement mais sans jamais minimiser ce sujet important. Le roman est bien adapté à son public, sans aller trop loin, il montre qu’il faut dénoncer, ne pas attendre qu’il soit trop tard, en parler, aider les victimes…

En bref, c’est un roman que j’ai bien aimé et que je conseillerais aux enfants pour les informer sur le sujet tout en délicatesse et divertissement 😉

Merci à Netgalley et aux éditions Didier Jeunesse pour cette lecture!

PS: Vous avez vu comme cette couverture est jolie?

Lucie ♥


3 réflexions sur “Des bleus au cartable

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